Par où commencer ?

Le médecin traitant

Lorsqu'une personne ou ses proches remarque des oublis fréquents, des pertes d'orientation dans le temps ou dans l'espace ou encore des erreurs de langage, elle se pose beaucoup de questions dont une, très angoissante : "et si c'était Alzheimer ?".

Pour ne pas laisser cette inquiétude envahir le quotidien, il est conseillé d'en parler avec un professionnel. 

Le médecin traitant est le premier professionnel à qui parler des difficultés rencontrées.

Dans la maladie d'Alzheimer, la personne ne se rend pas toujours compte de ses problèmes. Il peut s'agir d'un mécanisme de défense psychologique, le déni, ou d'un trouble neurologique, l'anosognosie (absence de reconnaissance de ses propres troubles).

Pendant longtemps, les personnes malades compensent leurs difficultés par des petites stratégies et l'entourage ne s'aperçoit de rien. Ce peut être le cas du médecin traitant qui ne voit son patient lors d'une consultation qu'une quinzaine de minutes.

Dans ce cas, un membre de la famille peut accompagner son proche chez son médecin pour aborder les difficultés.

En cas de refus, la famille peut demander à parler au médecin pour exprimer ses inquiétudes.

Si nécessaire, le médecin traitant  orientera la personne vers un neurologue ou une consultation mémoire.

Certaines personnes n'ont pas de médecin traitant. Il est alors possible de prendre rendez-vous directement en consultation mémoire. Tous les efforts seront cependant déployés pour trouver un médecin traitant au patient.